Parlons Émaux

La découverte de l’émail est attribuée aux babyloniens, en Mésopotamie (l’actuel Irak) vers le IIe millénaire av. J.-C.

​En France, l’apparition des premiers émaux remonte à l’époque gallo-romaine (II et IIIe siècles) , il s’agit en général de fibules circulaires ou de petites broches zoo-morphiques.

​La composition de l’émail est un mélange de silice, de minium de plomb, de carbonate, de borax, de potasse et de soude. Par une fusion à haute température de ces différents composants, on obtient, après broyage, une poudre incolore appelée « fondant », qui, par sa nature, s’apparente davantage au cristal qu’au verre.

On colore ce « fondant » par addition de différents oxydes métalliques. Ce mélange est déposé sur un support de métal.

L’or, l’argent, le bronze, le cuivre, le fer et l’acier peuvent constituer le support de toute pièce émaillée. L’art de l’émailleur consiste à fixer la poudre d’émail sur son support métallique par de courtes cuissons successives allant de 525° C à 1500 degrés.

Pour poser et lisser l’émail, il faut une ou deux spatules de taille moyenne, l’une des extrémités sera arrondie et l’autre droite. On aura besoin également d’un couteau à palette à lame droite, d’un couteau à palette à lame truelle. Les émaux peuvent aussi se répartir à l’aide d’un tamis. On peut aussi émailler au pinceau à poils fins.

En finition, l’émail peut être cloisonné par de petites cloisons de métal entre chaque couleur, ou bien, graver à l’aide d’un burin de petites cuvettes qui recevront l’émail et ainsi donner du relief .

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