✴ Halloween 29 septembre 2017 – Publié dans: Les fêtes à souhaiter – Mots clés: 31oct, fêtes de fin d'années, haloween
Halloween : une fête aux origines celtiques et irlandaises
D’où nous vient Halloween ?
Halloween trouve une partie de ses racines dans les anciennes traditions celtiques, notamment en Irlande, où l’on célébrait Samain (ou Samhain) il y a plus de 2 000 ans.
Cette fête marquait la fin de la saison des récoltes, l’entrée dans la période sombre de l’année et le passage vers un nouveau cycle. Dans les traditions celtiques irlandaises, Samain constituait l’une des grandes célébrations du calendrier.
À cette période de l’année, les jours raccourcissent, les nuits s’allongent et la nature entre progressivement dans son repos hivernal.
Selon les croyances et légendes irlandaises, la frontière entre le monde des vivants et celui des esprits devenait plus perméable durant Samain. Les êtres de l’Autre Monde pouvaient alors se manifester parmi les humains.
Au fil des siècles, différentes coutumes se sont développées autour de cette période : allumer des feux, se réunir pour partager des repas, raconter des histoires mystérieuses ou encore porter des déguisements et des masques.
Ces traditions ont progressivement contribué à façonner l’imaginaire d’Halloween, avec ses fantômes, ses sorcières et ses créatures fantastiques.
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Comment Halloween est-elle arrivée jusqu’à nous ?
Ce sont notamment les immigrants irlandais et écossais qui ont transporté leurs traditions en Amérique du Nord, particulièrement au XIXe siècle.
Au fil du temps, Halloween s’est transformée en une fête populaire et familiale, associée aux citrouilles illuminées, aux déguisements et à la célèbre quête de friandises : Trick or Treat (« Des bonbons ou un sort ! »).
En France, bien que la fête ait été connue auparavant, Halloween s’est surtout popularisée à partir des années 1990.
Que signifie le mot Halloween ?
Le mot anglais Halloween provient de l’expression All Hallows’ Eve, qui signifie « la veille de la Toussaint », autrement dit le soir du 31 octobre.
Avec le développement du christianisme, la célébration de la Toussaint, consacrée à tous les saints, a été fixée au 1er novembre dans l’Église occidentale, une date qui s’est progressivement généralisée à partir du IXe siècle.
Ainsi, Halloween se situe aujourd’hui à la rencontre de plusieurs héritages : les traditions celtiques, les croyances populaires et le calendrier chrétien.
Pour découvrir l’histoire et la symbolique de cette célébration, je vous invite également à lire mon article consacré à la Toussaint.
Pourquoi utilise-t-on la citrouille ?
À l’origine, le symbole d’Halloween n’était pas une citrouille… mais un navet !
Cette tradition trouve ses racines dans une ancienne légende irlandaise, celle de Jack-o’-lantern, que l’on pourrait traduire par « Jack à la lanterne ».
Selon la légende, Jack, un personnage rusé et avare, aurait réussi à tromper le Diable à plusieurs reprises. Mais à sa mort, il ne fut accepté ni au paradis ni en enfer. Condamné à errer éternellement dans l’obscurité, il aurait reçu du Diable une braise ardente qu’il plaça dans un navet évidé pour éclairer son chemin.
C’est ainsi que serait née la tradition de sculpter des visages effrayants dans des navets et d’y placer une lumière, afin d’éloigner les mauvais esprits.
Lorsque les immigrants irlandais arrivèrent en Amérique du Nord, ils découvrirent les citrouilles, abondantes à l’automne et bien plus faciles à creuser que les navets. Ils adoptèrent alors ce légume-fruit pour confectionner leurs lanternes.
La citrouille est ainsi devenue l’un des symboles incontournables d’Halloween, apportant sa célèbre couleur orange à cette fête automnale.
Cette tradition appartient aujourd’hui à tout un imaginaire fantastique que l’on retrouve notamment dans le film d’animation L’Étrange Noël de Monsieur Jack, avec son célèbre personnage Jack Skellington.
Et pourquoi les couleurs orange et noir ?
L’orange évoque les récoltes automnales, les citrouilles, les feuilles mortes et la lumière des flammes. Le noir symbolise la nuit, l’obscurité, le mystère et, dans l’imaginaire d’Halloween, le monde des esprits.
Ensemble, ces deux couleurs illustrent symboliquement le passage de la lumière vers l’obscurité, au moment où les jours raccourcissent.
C’est d’ailleurs un joli parallèle avec Samain, qui marquait le passage de la saison claire à la saison sombre.
Où et comment fête-t-on Halloween ?
Aux États-Unis, une fête incontournable !
Aux États-Unis, Halloween se prépare parfois pendant tout le mois d’octobre ! C’est l’une des fêtes populaires les plus attendues de l’année, même si elle n’a pas la même signification familiale et religieuse que Noël.
Dès les premières semaines d’octobre, les maisons, les jardins et les devantures des commerces se parent de citrouilles illuminées, de toiles d’araignées, de squelettes et de fantômes.
Les familles réfléchissent aux costumes qu’elles porteront le soir du 31 octobre. Parmi les déguisements les plus populaires figurent les sorcières, les vampires, les fantômes et toutes sortes de personnages monstrueux. Mais les Américains font également preuve d’une grande imagination : costumes humoristiques, personnages de cinéma ou créations originales… À chacun de rivaliser d’inventivité !
C’est évidemment le 31 octobre que la fête bat son plein, avec la célèbre tradition du « Trick or Treat! », que l’on pourrait traduire par « Des bonbons ou un sort ! ».
Les enfants déguisés parcourent leur quartier, frappent aux portes des maisons décorées et réclament des friandises. Une tradition devenue emblématique d’Halloween !
Et en France, fête-t-on Halloween ?
En France, Halloween a connu un véritable engouement commercial dans les années 1990, avant de perdre une partie de sa popularité.
Certaines campagnes marketing particulièrement importantes ont parfois donné l’impression d’une fête importée des États-Unis, sans véritable lien avec nos traditions.
Pourtant, Halloween continue d’être célébrée dans de nombreuses villes, écoles, associations et familles, notamment à travers les déguisements, les décorations et les récoltes de bonbons.
Mais saviez-vous que certaines régions françaises possédaient autrefois des traditions étonnamment proches de celles d’Halloween ?
En Bretagne, des lanternes bien avant les citrouilles !
En Bretagne, jusque dans la première moitié du XXe siècle et parfois au-delà, des enfants s’amusaient à creuser des betteraves ou des rutabagas pour y sculpter des visages inquiétants.
Une bougie placée à l’intérieur transformait ces légumes en lanternes effrayantes, que l’on déposait au bord des chemins, sur les murets ou à l’entrée des fermes.
L’objectif ? Surprendre les passants et parfois leur faire peur !
D’autres traditions comparables existaient également dans le nord et l’est de la France.
À l’occasion de la Saint-Martin, célébrée le 11 novembre, certaines communautés organisaient des défilés de lanternes. Selon les régions, les enfants pouvaient creuser des betteraves, parcourir les rues, chanter et recevoir quelques friandises.
Ces coutumes rappellent certains aspects de l’Halloween moderne, même si leurs origines et leurs significations ne sont pas nécessairement identiques.
Finalement, derrière les citrouilles américaines se cachent des traditions populaires européennes bien plus anciennes, où la lumière, la nuit et les changements de saison occupaient une place essentielle.
Bon Halloween !🎃






