♚ Connaissez-vous l’origine des bijoux ?

L’origine des bijoux est l’usage d’ornements corporels qui remonte à des temps très anciens.

De quand date le bijou ?

connaissez-vous l'origine des bijoux

L’origine des bijoux les plus anciens identifiés sont des coquillages percés qui dateraient d’environ 75 000 ans. A cette époque, les parures étaient principalement conçues à partir de coquillages et de dents d’animaux. À la préhistoire, les matériaux les plus utilisés pour la conception de parures étaient l’os, le bois, l’ivoire, ou encore les bois de cervidés. Et c’est seulement au néolithique que l’on voit apparaître les premières utilisations de perles.

Cependant, ceci ne correspondait pas à notre conception actuelle des perles dans le sens où elles étaient façonnées dans de nombreuses matières telles que le coquillage ou l’os. La véritable première révolution propre au domaine de la bijouterie eut lieu au début de l’antiquité qui fut marquée par l’apparition du métal.

L’origine des bijoux avec la découverte de l’or va rapidement développer de nombreuses techniques d’orfèvrerie. Jusqu’à la Renaissance, il est souvent difficile de préciser la provenance géographique des bijoux. Deux des pièces majeures de cette période ancienne sont une bague de l’époque mérovingienne, probablement du Ve siècle, en or à chaton circulaire orné de rayons sertis de grenats, et une bague byzantine en or représentant, gravée sur son chaton quadrilobé, une Vierge à l’Enfant en majesté.

Au Moyen Âge et à la Renaissance, les bijoux sont la plupart du temps ornés de sujets religieux, qu’il s’agisse de pièces en émail peint ou de bijoux utilisant les formes fantaisistes des perles baroques.

l'art de transformer les matières naturelles et brutes en bijoux

 

Quel type de bijoux fait son apparition ?

Les bijoux reliquaires sont toujours appréciés jusqu’au 17ème siècles, souvent originaires d’Espagne. Au 17ème siècles, apparaissent les bijoux de tête et les épingles sont très en vogue ; les ornements de corsage peuvent être portés en pendants, suspendus ou cousus au vêtement. Les pierres étant rares et les bijoux représentant un investissement financier important, les nouvelles parures comportent souvent des bijoux anciens réutilisés ou réadaptés.

L’origine des bijoux au 18ème siècles, voit le triomphe de la joaillerie. Le diamant provient des mines de Golconde en Inde jusqu’à ce que l’on découvre vers 1726-1729 les mines d’Amérique du Sud. Matériau rare, il avait été réservé pendant des siècles aux rois, aux princes et aux trésors de l’Église. Cependant, avec la prospérité qui s’installe en Europe au Siècle des Lumières, la vogue des bijoux se répand au-delà du cercle restreint des nobles et des richissimes dignitaires.

L’origine des bijoux au 19ème siècles, se propage avec le camée qui revient en force sous la forme de médaillons, de broches, de bagues, de pendants d’oreille ou sur boucle de ceinture. Ensuite, les gemmes pierres fines (rubis, saphirs, topazes, grenats, chrysobéryls jaunes) sont largement employées pour des compositions multicolores. Tous les types de bijoux sont présents au 19ème siècle, mais les femmes se plaisent tout particulièrement à porter des ensembles harmonieux. Ainsi, apparaissent les parures avec collier et les demi-parures comprenant uniquement une broche et une paire de boucles d’oreilles. En Europe, ce sont les Celtes qui seront les premiers reconnus pour la qualité de leurs parures et leurs bijoux.

Plus tard, c’est grâce à la révolution industrielle de 1840 que va véritablement se démocratiser le bijou. Avec en 1867, la découverte des mines de diamant du Cap, Afrique du Sud, qui apporte sur le marché une quantité de diamants jamais atteinte jusqu’alors. La joaillerie n’est plus l’exclusivité des classes supérieures et son rôle prend une autre signification. Et entre 1895 et 1910, on voit certains types de bijoux bien représentés, notamment les peignes dont la diversité des matières (corne, ivoire, bois) ne cède en rien à la richesse des thèmes chers à l’Art nouveau : la femme, la flore et la faune.

L’origine des bijoux dans les années 1920-30, les formes naturelles se simplifient et se synthétisent, annonçant les figures géométriques. Les formes géométriques, issues du mouvement cubiste, donnent des plans nets et tranchés que favorisent les nouvelles tailles des pierres (telles les broches). A partir des années 1960, les créateurs modifient de façon spectaculaire l’usage des matériaux de la bijouterie traditionnelle. En effet, c’est la production en série et les métaux moins nobles tels que le fer, le cuivre ou l’aluminium qui vont permettre de les rendre accessibles à tous. Le mélange des métaux donne naissance à des bijoux fantaisie, désormais considérés comme des créations à part entière.

Ces dernières années, la joaillerie a connu un nouveau souffle. L’importance de la couleur dans la joaillerie contemporaine est particulièrement évidente.

bijou de tete

Pourquoi achète-t-on des bijoux ?

Autrefois attribut de pouvoir masculin associé à la royauté et à l’aristocratie, le bijou s’est progressivement dé-masculinisé à partir de la fin du 18 ème siècle, pour devenir l’apanage du genre féminin. Les bijoux passent du statut de trophée de pouvoir masculin et de placements financiers à celui d’ornement destiné à mettre en valeur la beauté, la sensualité des femmes. Ainsi, prédomine la valeur sentimentale. Le bijou devient le reflet de la personnalité de celles qui le portent.

Dans cette désobéissance, Gabrielle Chanel est ainsi pionnière en imaginant des bijoux fantaisie mélangeant le vrai et le faux. Elle dira : «le bijou n’est pas fait pour provoquer l’envie, tout au plus l’étonnement. Il doit rester un ornement et un amusement.» D’autres femmes artistes ont également participé à cette libération des conventions. Anni Albers, artiste allemande du Bauhaus, a laissé une empreinte très forte dans l’histoire du bijou. Elle a imaginé des pièces d’une très grande modernité, à partir d’objets du quotidien et d’articles de quincaillerie, comme des trombones, des épingles à cheveux, des écrous. Elle a ainsi participé au décloisonnement entre l’artisanat, les beaux-arts, les arts appliqués et la création industrielle.

Le bijou marque aussi des périodes de vie : naissance, baptême, communion, fiançailles, mariages et mort. D’ailleurs on a retrouvé dans la  nécropole de Varna en Bulgarie, les plus anciens bijoux qui attestent la valeur portée à l’ornementation (bijoux de cou, de tête, de bras et de jambes), si importante qu’elle accompagne le défunt dans l’au-delà. Nombreux sont aussi les bijoux qui transmettent un message, graver dans une bague, au dos d’un médaillon, ou autour d’un bracelet. C’est donc une tradition fort ancienne que celle de faire parler les bijoux, de commémorer un événement, de dire sa peine et sa joie. Certains bijoux emprisonnent même des objets, cheveux ou insectes pour garder pouvoir et protection. Ils deviennent des porte-bonheur ! 

Pour d’autre, le bijou est un objet protecteur contre les maux de l’esprit ou du corps. Ainsi, on voit apparaître le terme “lithothérapie” dans la seconde moitié du vingtième siècle. Le médium Edgar Cayce attire le premier l’attention sur les propriétés curatives des minéraux en évoquant le pouvoir de guérison des cristaux. Puis c’est sous l’impulsion des mouvements d’idées nés dans les années 1960 et 1970, en particulier du New-Age, que la lithothérapie regagne les faveurs du grand public. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes se passionnent pour les bienfaits des pierres et développent cette médecine douce comme alternative et complément à la médecine moderne.

Pour ne pas oublier, l’origine des bijoux est issu des trésors de la Terre. Ces minéraux gemmes (pierres précieuses, pierres fines, pierres organiques) naissent dans les entrailles de la Terre. Dans de nombreux cas, il s’agit de cristaux de minéraux apparus au fil de processus géologiques longs de plusieurs milliers d’années. Les cristaux sont extraits, taillés, facettés et polis pour être utilisés en joaillerie ou en décoration.

Les gemmes organiques sont issues de matière biologique, comme les perles produites par les huîtres, et de l’ambre, une résine végétale fossile. La valeur financière et l’importance accordée à ces pierres varient d’une société à l’autre. Dans certaines cultures, par exemple, le jade est plus précieux que l’or. Le rubis est l’une des pierres les plus précieuses en Occident. En 2015, un rubis de 25.6 carats, appelé le Sunrise Ruby, monté sur une bague Cartier, a été vendu aux enchères pour plus de 30 millions de dollars. C’est le rubis le plus cher au monde.

S’il suffit de quelques secondes pour être frappé par la beauté et la diversité de ces trésors minéraux, des décennies d’études ont été nécessaires pour comprendre leur nature intime. Il existe d’ailleurs un magnifique musée de Minéralogie Mines Paris Tech Paris 6ème.

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