Mardi-gras dans l’Art

Mardi-gras ou les calendes de mars

À ce moment de l’année, les romains célébraient le réveil de la nature par des rites agraires. A cette occasion, les interdits étaient transgressés et les déguisements autorisés. Ce jour est appelé « gras » en référence aux aliments considérés comme riches : beurre, œufs, viande…

Les habitants de la ville se déguisent (masqués ou bien maquillés) et se retrouvent dans les rues pour chanter, danser. Ils jettent des confettis, serpentins et défilent autour d’une parade. C’est un véritable carnaval ! De Nice à Rio, aussi Dunkerque, La Nouvelle-Orléans, Québec, Cologne, Venise ou Bâle. Masques et déguisements sont au rendez-vous ! Les masques vont du simple loup aux constructions les plus élaborées, en papier mâché, bois. Également peints, ornés de plumes ou de joyaux…

Au Moyen-Age, les déguisements de Mardi Gras permettaient aux pauvres de s’habiller en riches. Les hommes de s’habiller en femmes, et vice versa. On retrouve ces traditions dans certains carnavals encore à l’heure actuelle.

C’est aussi dans les communes indépendantes d’Italie que le carnaval est né tel qu’on le connaît aujourd’hui. Le mot italien « carnavale » provient du latin «carnis levare» («ôter la viande»). Il fait référence aux derniers repas «gras» pris avant le Carême qui correspond au 40 jours de jeûne et d’abstinence de Jésus passé dans le désert.

Pourquoi cette fête continue de séduire encore aujourd’hui ? car il permet à chacun de se promener masqué ou grimé, renforçant ainsi l’anonymat pour faire ce qui lui est interdit en temps normal, permettant les outrances !

 

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